La Base
Longueur/largeur int : 570/660 cm
Hauteur int max : 360 cm
Hauteur int min : 270 cm
Altitude : 1 363 m
Surface : 28 m2
Matériaux utilisés : acier et bois
Techniques de construction remarquables : préfabriqué
Perdue dans une clairière au milieu des sapins, sur un plateau de calcaire, non loin d’un précipice vertigineux, la Base est une architecture des limites. Elle se tient seule, comme égarée au bout du monde, surélevée grâce à quelques rondins de bois. Difficile de deviner ce qui se cache derrière les murs de cette structure hexagonale formant une étrange machine architecturale. Il faudra prendre le temps d’y pénétrer, de l’observer minutieusement pour comprendre ses subtilités.

UN MODULE SCIENTIFIQUE
Par sa géométrie rationnelle, cet abrume tranche avec la nature sauvage qui l’entoure. Il évoque les bases scientifiques construites aux pôles ou sur les toits du monde, là où peu d’hommes et de femmes osent s’aventurer. Sa façade en bardage bois grisée témoigne des conditions climatiques difficiles auxquelles il est exposé. Ses allures de laboratoire sont accentuées par la présence d’un escalier métallique préfabriqué en caillebotis qui permet d’accéder à la porte d’entrée.
L’intérieur est à l’image de l’extérieur : efficace et rationnel. Les parois, le sol et le plafond sont recouverts de bois. Des plateformes destinées au couchage sont disposées sur deux niveaux, ce qui permet d’accueillir une vingtaine de personnes dans seulement 30 m2. Le long des autres murs, des étagères sont chargées de bougies, de conserves et d’autres réserves de survie. On y trouve aussi un livre d’or. Une seule fenêtre a été percée pour apporter de la lumière, tout en minimisant les déperditions de chaleur.
La charpente de la Base est magistrale. Du tronc central, nommé poinçon, partent perpendiculairement les premières poutres, les entraits, qui reposent aux angles des murs. Environ un mètre plus haut, d’autres poutres, appelées arbalétriers, sont orientées pour rejoindre les premières aux angles. Ces fermes sont consolidées à l’aide de poutres treillis, nommées contrefiches. C’est sur ce réseau de bois que reposent les voliges et la couverture métallique du toit.
Dans cet espace minimaliste où tout est pensé, mesuré, un élément plus ancien et plus ornementé se démarque. Une œuvre d’art d’un autre temps, marquant une rupture avec le reste. Un vieux poêle en fonte trône au milieu de la Base.






